La dent de 6 ans, une dent en danger !

Nous savons tous depuis notre plus jeune âge que la bouche d’un adulte contient normalement 32 dents, cette information est toujours suffisante pour nous. Rares sont ceux qui se demandent qu’elle est la dent la plus vieille de toutes. Si l’on croit la science dentaire et les observations, la première molaire, affectueusement appelée, la dent de 6 ans, est la dent qui, dans les conditions normales est destinée à un séjour plus long dans la bouche.

Elle apparait à six ans et amorce l’éruption des dents permanentes. Son titre de première née, ou première apparue, lui vaut beaucoup plus d’embrouilles que d’honneur. S’il est vrai qu’elle annonce le passage de la dentition temporaire à la permanente, son apparition plus tôt l’expose à plus de danger que les autres.                        

Sa particularité est qu’elle fait son éruption sans signe apparente chez l’enfant de ce fait elle passe inaperçue et est souvent considérée comme une dent temporaire pour les parents, et n’arrive pas à attirer l’attention nécessaire pour son entretien, car souvent certaines personnes, certains parents négligent la dent de six ans la considérant comme une temporaire sujet à être remplacée.

Elle joue un rôle important dans la mastication. La première molaire permanente est la dent qui présente la plus grande surface masticatoire, c’est sur elle au début (plus tard sur les prémolaires) que s’exercent les plus grands efforts de la mastication.

Entre 7 et 13 ans, elle assure à peu près à elle toute  seule l’essentiel des effets du broyage, car durant cette période, les molaires de lait sont affaiblies par les phénomènes de rhizalyse*.

Un tel effort dans la pression masticatoire ne peut être assuré que par une dent bien implantée du point de vue parodontal, bien développée, et solidement minéralisée du point de vue coronaire. A cause de cela la dent se trouve constamment en danger et précocement exposée à la carie dentaire si on n’y prête pas trop attention.

En plus de sa participation à la mastication et son apparition plus tôt que les autres, la dent de six ans joue un rôle important dans le développement des arcades dentaire et l’occlusion** ; d’ailleurs on la prend comme référence pour désigner les différentes classes de malocclusion et la normocclusion.

Plus exposée à la carie que n’importe qu’elle autre dent, son infection précoce peut être très dangereuse. Une carie au niveau de la dent de six ans peut arrêter son développement, et de plus une infection précoce peut se propager dans les tissus avoisinant à cause de la béance de son apex, pour la supérieure elle affecte très rapidement le sinus.

A noter que la plupart des médications chez le pédiatre contient du glucose afin de faciliter son ingestion, alors que le glucose est un facteur de risque à la carie.

 Protégeons les dents de six ans, visitez régulièrement le dentiste avec l’enfant. Et non ce n’est pas une dent temporaire ! li papchanje.

​​Yonel JANVIER, Chirurgien-dentiste

 

 

*La rhizalyse est la résorption de la racine dentaire. C’est grâce à ce phénomène que la dent permanente arrive à faire tomber la temporaire pour prendre sa place.

 **L’occlusion dentaire est l’ensemble des contacts établis entre les dents du maxillaire supérieur (fixés au crâne) et les dents de la mandibule. Quand l’alignement est normal on parle de normocclusion et dans les cas contraires on parle de malocclusion.

 

Le syndrome de loge, un danger méconnu…

Chez nous, il y a nos interprétations bien particulières des événements qui poussent à avoir un comportement qui peut sembler irrationnel. Dans certains cas de maladie, l’hôpital n’est pas le premier recours. Bien que l’accès puisse être limité mais assez souvent le réflexe est d’essayer des remèdes y compris des “rale” dans le cas de traumas avant de voir un médecin. Des complications graves comme le syndrome de loge peuvent survenir.

Le syndrome de loge est une pathologie grave qui peut faire perdre à une personne l’utilisation d’un membre à jamais ou même conduire à la mort. Il est d’autant plus grave quand la personne atteinte est un enfant qui doit, toute sa vie, porter le poids des mauvaises décisions de ses responsables. Le syndrome arrive quand la pression à l’intérieur d’une loge musculaire dépasse la pression vasculaire contraignant la circulation sanguine. Le déficit en sang oxygéné et l’accumulation de déchets provoquent d’abord douleur et une irritation du nerf. La personne atteinte finira par avoir une ischémie irréversible des tissus.

 Parmi les sites possibles, il faut surtout retenir la jambe, l’avant bras, le poignet, la main. La loge est cette partie du corps comportant des muscles et un paquet vasculo-nerveux enfermés dans un fascia. Toute situation qui augmente la présence de liquide dans la loge peut y provoquer une augmentation de pression.

Le syndrome de Loge survient surtout après un trauma particulièrement quand il y a une fracture. Il a été trouvé qu’il peut aussi arriver chez les nouveaux nés qui, dans leur vie intra utérine ont eu une mauvaise position ou ont eu leur cordon ombilical enroulé autour d’un membre. Parmi les autres causes du syndrome de loge, il y a : les pansements, attelles ou plâtres trop serrés et des cas de brûlure.

Dès qu’une personne a un syndrome de loge, sa chance de retrouver complètement l’utilisation du membre atteint dépend du délai de la prise en charge. Les patients doivent bénéficier dans moins de 6 heures après le début des symptômes d’une fasciotomie pour espérer  récupérer complètement. Si la prise en charge est faite dans les 12 heures, seulement 68% des patients récupèrent bien. Si cette prise en charge est   faite tard, des cas d’infections peuvent survenir et conduire à des amputations. Ou encore, le patient aura le syndrome de Volkann (Voir photo) où le membre aura une contracture permanente résultant de la nécrose musculaire provoquée par le syndrome de loge.

Le patient qui fait un syndrome de loge se présente avec une douleur disproportionnelle accentuée par les mouvements passifs (Le membre du patient est bougé par quelqu’un d’autre). Le patient aura aussi une augmentation de volume du segment de membre concerné.

Le patient qui est suspecté développant un syndrome de loge doit être conduit immédiatemetn à l’hôpital et avoir ses bandages enlevés ainsi que les plâtres. Il sera administré au patient des anti-inflammatoires et analgésiques. Mais, dès que le diagnostic a été posé, le patient doit bénéficier d’une fasciotomie qui va entraîner une diminution de la pression au niveau de la loge et rétablir la circulation sanguine.

Dans les cas de traumas des membres surtout dans les cas de fracture, le risque de syndrome de loge est présent. Les manipulations par des personnes non qualifiées, les bandages trop serrés sont des choses qui peuvent faire perdre définitivement l’utilisation des membres concernés. Il est donc impératif de voir un médecin. Et, dans tous les cas où il y une augmentation de volume et une douleur atroce, la consultation est encore plus utile.

Dr Peterly Philippe

Des dents à la naissance, ce qu’il faut savoir…

L’éruption normale des dents de lait débute vers 6 à 10 mois, rarement à 4 mois. Les faits font toutefois état de cas où les dents avaient déjà percé au moment de la naissance, ce sont les dents congénitales. Pour être plus précis, on parle de dents natales lorsque les dents sont présentes à la naissance et de dents néonatales quand elles apparaissent dans les 30 premiers jours de vie. Et dans les cas où elles apparaissent entre le 2e et le 5e mois, le terme de dentition précoce est utilisé.

Les dents natales et néonatales sont évoquées dans diverses cultures, où elles étaient associées à des croyances superstitieuses. Dans l’Antiquité, les garçons nés avec des dents étaient promis à un avenir radieux alors que les filles laissaient présager malheur. En Grande-Bretagne, en Suède, de tels enfants représentaient pour leurs parents une promesse d’avoir un enfant intelligent, fortune, beau avec un destin d’exception.  En Pologne, en Inde, en Chine, en Afrique et chez nous en Haïti, de tels enfants étaient considérés comme porteurs de malheur. De craintes de malédictions ces enfants étaient souvent même tués dans certaines cultures. Certains personnages célèbres, comme Louis XIV, Richard III, Napoléon, Hannibal et Einstein seraient nés avec des dents

Avec une prévalence de 1 :2000 à 1 :3000, il s’agit d’anomalies relativement rares, qui sont toutefois un peu plus fréquentes en cas de fentes labio-palatines. Ces dents s’observent dans 85% des cas dans la région des incisives centrales mandibulaire (60% par paire), les dents du maxillaire supérieur et les molaires sont rarement affectes (BODENHOFF & GORLIN, 1963).

Ces dents-là peuvent être des dents primaires, ne nécessitant aucun traitement. Si ces dents sont par contre mobiles, elles peuvent être des dents supplémentaires qui se sont développées de façon précoce. En effet, ces dents trop précoces sont très souvent de mauvaise qualité, mal enracinées. Le risque encouru du fait de ces anomalies est celui d’une chute inopinée de la dent, et éventuellement, de son passage dans les voies respiratoire. C’est pourquoi, dans certains cas, le dentiste pourrait recommander de les enlever.

L’éruption prématurée des dents natales et néonatales demeurent en grande partie inexpliquées. Différentes théories ont été discutées, sans qu’il n’y ait pour autant une relation évidente : carences vitaminiques, facteurs hormonaux, traumatismes lors de la grossesse, syphilis congénitale, âge avance de la mère, prématurité (CHOW 1980, CUNHA et Coll. 2001).

L’éruption normale des dents entraîne des symptômes connus tels que douleur, irritation et hypersalivation. Il en va de même pour les dents congénitales. En raison de leurs arêtes vives, les dents peuvent causer des ulcérations des tissus mous (traumatisme de la langue, traumatisme du mamelon de la mère). En raison de l’hypominéralisation, des fractures et des caries ont été observées (BODENHOFF & GORLIN, 1963).

Lors de la prise de décision d’avulser une dent natale ou néonatale, il est important de considérer le degré d’hypermobilité, les difficultés d’allaitement, et la présence de lésions traumatiques ; il faut également évaluer s’il s’agit d’une dent surnuméraire ou d’une dent de lait normale (CUNHA et Coll. 2001). En cas d’avulsion dans les 10 premiers, il est recommandé de donner de la Vitamine K en vue d’assurer une bonne coagulation.

Dr Carl Gurvitch JULIEN

Konjonktivit, sa ou dwe konnen!

Nan jou sa yo, nan Pòtoprens sitou, anpil moun mete linèt nwa, se pa ni pou chèlbè ni pou solèy men se pito yon je wouj k ap kache. Yo gen konjonktivit. Se pa sèl non sa maladi sa pote pa bò isit, chak zòn bay yon non. Yo rele l Azoumounou, Je drandran, maloje oubyen pichpich, non sa sitou nan zòn Nò Ayiti.

Aktyèlman gen yon epidemi konjonktivit an Ayiti sitou nan zòn Pòtoprens. Sa vle di anpil moun genyen l an menm tan. Nan moman sa, se sitou viris ki bay maladi sa men ka toujou gen yon enfeksyon ak bakteri tou.

Konjonktivit la se enflamasyon yon ti mambràn ki tapise je a pa devan ki rele konjontiv. Nòmalman, li transparan.

Moun pran maladi sa nan transpòte jèm nan nan je. Fason ki pi fasil la se lè yon moun mete men li ki te kontamine nan je l san li pa t’ lave men l. Li ka te touche bagay yon moun ki deja malad sèvi pou je li tankou linèt, sèvyèt, mouchwa… Oubyen tou, li ka bay moun malad la lanmen pandan ke malad la sot foure men li nan je l san li pa lave l.

Pou yon moun pa gen azoumounou, li dwe:

  • Evite mete men nan je.
  • Lave men depi fin touche yon bagay ak lè fin bay moun lanmen.
  • Evite pataje makiyaj ak moun sitou si moun sa deja gen pichpich.

Yon moun ka panse li gen konjonktivit si li wè je a ap wouj, grate l, fè l mal epi santi tankou ti grenn sab ap woule ladan.

Lè moun gen siy sa yo, yo kwè yo gen je dran dran, yo tou kòmanse fè yon seri bagay ke yo panse ki ka geri yo. Bagay sa yo konn, okontrè, fè plis mal ke byen. Tankou kenbe yon sèvyèt pou ap pase l tout jounen nan je a. Lè sa, men yo sal, gen plis chans kontamine lòt moun. Yo konn mete lalwa nan je a, mete sik, mete dlo sèl, mete dlo kloròs. Konsa tou, moun konn pran mete nan je yo medikaman yon moun di ke yo te bay yo pou mete nan je yo. Bagay sa yo pa bon e yo pa dwe fèt.

Anpil fwa, maladi a ale pou kont li. Moun ki gen azoumounou dwe kenbe figi li pwòp. Li dwe lave vizaj la detanzantan ak savon epi dlo li konn itilize pou benyen. Li dwe al wè doktè je “oftalmològ” ki ap ba li medikaman ke ka li mande.

Sonje, maloje se yon maladi moun pran fasil lè gen epidemi epi moun nan manke vijilan ak lijyèn men yo. Li pa difisil pou trete. Remèd chalatan ap bay yo konn bay plis pwoblèm ke geri. Si ou panse ou gen maladi sa, lave figi souvan, al lopital. Pa mete anyen nan je w si se pa ou menm menm doktè bay li.

Yvelyne Pierre, MD

 

Eske w te konnen peni (bwa, pijon) yon gason ka kase?

Se yon bagay ki pa fèt fasil men li posib pou sa rive gason, sitou sila yo ki gen laj soti 16 rive 67 lane.

Malgre peni yon gason pa gen zo, sa pa anpeche nou menm chirijyen iwològ (Doktè èspesyalis ki trete maladi aparèy sèks gason ak aparèy pipi gason ak fi) pale de frakti peni (Fracture du pénis) oubyen bwa kase.

Fòk nou konnen ke peni (bwa, pijon) yon gason konpoze de plizyè pati anplis de po nou tout ka wè ki kouvri l la. Youn nan pati sa yo se kò kavène yo (corps caverneux) ki vin ranpli ak san lè bwa yon gason vin rèd. Kò kavène yo ka kase menm jan nou wè yon kreyon kase. Sa posib se lè gason an bande.

Gen anpil sitiyasyon sa ka rive, tankou:
1) Lè yon gason ap fè bagay , sitou si mouvman yo rapid e vyolan, kote pijon an ka soti nan vajen fi a epi al frape sou zo basen l, dada l ou kwis li. Sa rele yon fo pa.
Si gason an pa rive penetre pijon li nan vajen fi a, epi l’ap fòse.
Sa ka rive nan pozisyon tankou lè fi a chita sou peni gason oubyen lè gason an kanpe nan do fi a. Lè moun yo pral vini sitou, yo konn mal pou kontwole vitès gouyad yo, yo ale ak tout vitès. Pijon an lè sa ka chape kite vajen fi a epi al frape sou zo basen, dada ou kwis fi a, li tou kase.
2) Lè yon gason ap bat laponyèt (masturbation).
3) Lè gason an ap dòmi epi li gen yon bann 4è di maten, li vire san l pa t’ atann sou kabann nan sou peni li ki rèd.
4) Lè gason an resevwa yon kou dirèkteman sou pijon li ki te deja rèd. Kou sa ka yon kout pye, oubyen gason an sot tonbe sou li. Epi tou sa ka rive gason an pandan l ap danse. Si li bande epi li menm oubyen fi a fè yon chika dekontwole kote peni l frape fò, li ka tou gen bwa kase. Sa konn rive nen yon dans Jamayiken yo pratike ki rele “Daggering”.
Si sa ta rive yon gason, lap tande pijon li fè yon bri 《kow》tankou lè nenpòt zo kase, lap gen gwo doulè, lap tou pèdi bann rapid e lap wè pijon an anfle, defòme, gen fòm yon berejèn (aubergine).

Lè sa rive, rapid vit li dwe wè yon chirijyen iwològ pou jere pwoblèm sa nan sal operasyon nan yon delè ki pa depase 24 èd tan.
Donk li bon pou fè bagay, men tanpri souple, fèl ak prekosyon ak pasyans pou evite frakti peni, pou plezi a pa vire an kè sere.

Paske, si gen frakti peni, gason an ka pa janm rive fè bagay ankò. Rezon k’ ap fè sa, se paske peni a ka tèlman kwochi gason an pa janm ka rive penetre vajen yon fi ankò oubyen ka pa janm ka bande ankò. Gason sa ka pa janm gen posibilite ansent yon fi nan fè bagay ankò.

Woodjena Louis, MD